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Audition du directeur général de l’ANSSI, Vincent STRUBEL

  • 23 avr.
  • 3 min de lecture

En commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées, j’ai eu la possibilité d’interroger le Directeur général de l’ANSSI, Vincent STRUBEL, au sujet de la protection cyber de nos communes.

 

L’architecture cyber de la France est structurée en plusieurs strates régionales et opérationnelles, s’étendant depuis l’organe de pilotage stratégique nationale – l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), et renforcé également par le déploiement des CSIRT et portail 17Cyber.

 

A présent, la couverture des quelques 35 000 communes de France, notamment les plus petites communes, est un défi de taille qui n’est pas résolu à ce jour : avec des moyens limités, les plus petites communes font alors appel aux gendarmes de brigade face à des situations de cyberattaques.

 

La proximité des acteurs pour les communes sur ce sujet est donc une absolue nécessité du fait d’un rôle essentiel : associations d’élus, chambres de commerce, conseillers numériques France Services, … Dans l’urgence, une telle fragmentation est de nature à fragiliser les actions de sécurisation des données.

 

Retrouvez toute mon intervention retranscrite ci-dessous, ainsi que les extraits vidéos :


« Merci, Messieurs les Présidents, merci, Monsieur le Directeur général.


Très rapidement, je vais être très concis. Donc merci déjà d'avoir rappelé, Monsieur le Directeur général, tout ce qui a été mis en place ces dernières années pour travailler justement à cette organisation.


On sait d'où nous partons, c'est-à-dire de pas grand-chose. Et il a fallu passer de la sensibilisation à un niveau d'efficacité beaucoup plus important aujourd'hui.

Par rapport à tout ce que vous avez évoqué, je pense que, jusqu'aux CSIRT régionaux pour les grandes régions qui en ont, on est relativement bien organisé, avec, ça a été dit, un renforcement par le dispositif 17 cyber, qui vient lui aussi pallier un certain nombre de lacunes.


Pour moi, le sujet se situe peut-être après, je dirais sur le dernier kilomètre. Aujourd'hui, il est utopique pour l'ANSSI de vouloir pouvoir intervenir sur les 36 000 communes de France, chacune ayant presque sa propre configuration informatique.


On imagine bien que les besoins et les problèmes sont totalement différents. En revanche, et ça a été dit aussi, on a aujourd'hui peut-être, enfin c'est bien, beaucoup d'acteurs qui sensibilisent sur les risques cyber.


La gendarmerie nationale, par son maillage territorial, a été dit, bien souvent renforcé par les chambres d'agriculture, les chambres de commerce et d'industrie, pardon, et puis parfois encore renforcé par les associations d'élus.


Et c'est là où peut-être un maire aujourd'hui, qui rencontre un problème, souvent le samedi matin ou le dimanche matin, aujourd'hui, avant d'arriver au CSIRT et d'être guidé, c'est ce kilomètre-là qui manque.


Et qu'est-ce qui va se passer ? C'est généralement, il fait appel à son prestataire, pour ceux qui en ont, pour ceux qui ont la chance d'en avoir un, son prestataire informatique, qui, après une analyse assez rapide, procède à une restauration et remet en état le sujet.


Voilà, donc ça peut être des choses qui ne vous remontent pas au niveau national en disant : bon, ben voilà, c'est des incidents qui sont, je dirais, résolus le lundi. Donc ça, ça se passe plutôt bien.


Mais en l'occurrence, je pense qu'en termes d'organisation, peut-être que les préfectures ont un rôle à jouer, puisque c'est un sujet qui concerne mes collègues en ce moment, renforcer le rôle des préfectures.


La commune étant le plus petit maillon, le maillon élémentaire de la République, peut-être que la préfecture a un rôle à jouer pour organiser ce dernier kilomètre. »


 

 
 
 

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LUDOVIC HAYE
SÉNATEUR DU HAUT-RHIN

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